La tortue luth est la plus grande, mesurant 2 m de long, de 1m à 1m50 de large et pesant 600 kg. La taille moyenne des autres espèces va de 50cm à 1m et est proportionnellement moins large.
Alimentation
Les tortues marines sont toutes omnivores avec des tendances plus marquées vers les végétaux ou l'alimentation carnée. Ainsi, la tortue verte et la tortue franche du Pacifique sont avant tout herbivores. La caouanne, la tortue olivâtre et la tortue à dos plat surtout carnivores et consomment des mollusques, des crustacés, des petits poissons et autre invertébrés marins. La tortue luth est omnivore et consomme en plus des cnidaires. La tortue imbriquée, elle aussi omnivore, consomme, comme la tortue luth, des cnidaires mais est aussi, fait rare pour un vertébré, spongivore.
Les tortues doivent stocker beaucoup d'énergie pour leurs migrations et leurs pontes. Pour cette raison, leur alimentation joue un rôle direct sur leur fécondité. Cela a été démontré en corroborant les nombres de pontes et El Niño qui, en réchauffant l'eau et en leur fournissant plus de végétation, augmente le nombre des migrations deux ans plus tard, tandis qu'un refroidissement abaisse le nombre des migrations deux ans plus tard[6].
Écologie Les tortues sont souvent observées accompagnées de rémoras rayés qui se nourissent de leurs parasites. Cette particularité est utilisée par certains chasseurs de tortues de l'Océan indien qui pêchent la tortue verte ou imbriquée. Le rémora attaché agrippe la tortue qui peut donc ensuite être pêchée. Comme pour d'autre tortues, on peut également observer des balanes et des algues filamenteuses sur leurs carapaces.
Prédateurs
Les tortues marines possèdent des ennemis naturels tels le grand requin blanc, le Requin tigre et le Requin bouledogue comme en témoignent les cicatrices trouvées sur leurs carapaces, mais surtout l'homme. Cependant elles sont surtout vulnérables à cause de leur système de reproduction. Elle doivent s'approcher des côtes pour pondre, l'homme est là, son principal prédateur. Les oeufs sont laissés sans surveillance. L'homme n'est pas le seul à prélever des oeufs. On a pu montrer que des petits mamifères, des chiens et même des mangoustes (sur les plages Virginie) pillent les nids[.Plus surprenant encore, les ½ufs sont aussi directement menacés par les insectes et, en Guyane française notamment pour la tortue luth, par la courtilière[15]. Puis les nouveau-nés, très vulnérables, sortent en général la nuit, dès que la température baisse. À la moindre hausse de la température, ils stoppent toute activité.
Lorsqu'ils émergent du sable, ils se dirigent vers des signaux lumineux, habituellement les vagues qui clignotent à la lueur de la lune ou des étoiles. Leur survie est donc fortement gênée par l'urbanisation et les lumières qui en résultent. Ces lumières changent les trajectoires des bébés tortues qui ne se dirigent plus forcément vers la mer.
Ils doivent gagner la mer le plus vite possible, pour cela, il faut échapper aux mammifères comme les chiens ou, par exemple pour les tortues luth de Guyane, aux coatis.oiseaux, lézards, et aux crabes qui sont des omnivores très voraces. Enfin ils doivent atteindre des zones marines plus isolées ou protégées en échappant à une grosse prédation venue des gros poissons, céphalopodes (poulpes, calamars) ou oiseaux marins venus les attendre.On pense que les nouveau-nés s'orientent aussi en mer (de nuit) grâce au champ magnétique terrestre. Une fois au large et dans les courants, ils s'abritent dans les masses flottantes environnantes[12].
Outres les prédateurs, les glissements de terrain et le tassement du sable peuvent endommager ou détruire le nid.
Les populations
Pour la plupart des espèces, il est très difficile de connaitre très précisément le nombre des tortues marines en raison de deux comportements. D'une part leur comportement migrateur ne nous permet pas de déduire le nombre de tortues des observations localisées, leur densité, pouvant varier en fonction des lieux, des périodes, etc... D'autre part, on ne peut déduire le nombre de femelles en surveillant les pontes, car leur fréquence de ponte varie fortement en fonction des lieux et de l'âge des tortues. Le grand nombre de plages où elles vont pondre, leur grande longévité, ainsi que le temps important avant d'atteindre la maturité sexuelle, ont permis à l'espèce de résister aux prélèvements massifs opérés par les humains, cependant lorsque ces prélèvements atteignent une taille critique, la population de tortue chute et peut mettre plusieurs dizaines d'années avant de croitre à nouveau.
Il a cependant été observé des augmentations au niveau local. D'après une étude rendue publique à Kélonia le 9 août 2007, la population de tortues marines observée sur l'île Europa a progressé selon un taux de croissance annuel moyen de 6% entre 1983 et 2007[18].
Les tortues marines et l'Homme
Menace sur les tortues marines
Toutes les tortues marines sont menacées, certaines comme la tortue luth étant considérées comme en danger critique d'extinction (liste rouge de l'UICN). Il était commun pour les tortues d'être chassées à grande échelle pour leur viande, graisse ou carapace et les populations côtières ont toujours récolté les ½ufs de tortues.
La plus grande menace actuelle vient de la pêche comme prise accidentelle au palangrier et par les chaluts, notamment lors de la pêche au thon. Il est estimé que 40 000 tortues meurent chaque année de la pêche au palangrier. D'après des chercheurs du 24e congrès sur la conservation et la biologie des tortues marines au Costa Rica, la tortue luth n'a plus que dix ans avant extinction si rien n'est fait pour régler ces problèmes.
Des changements simples et peu chers comme des hameçons plus gros ou des pièges dont les tortues peuvent s'échapper peuvent faire chuter de manière spectaculaire le taux de mortalité.
D'autres dangers sont les déchets marins flottants tels que des filets de pêches abandonnés dans lesquels elles sont piégées et se noient ou les sac plastiques qu'elles prennent pour des méduses (un de leurs aliments) et leur provoquent des occlusions digestives.
Avertissement légal posé à Vero Beach, en FlorideLe développement touristique ou l'urbanisation de certaines plages de ponte[19] est également une sérieuse menace pour les tortues de mer. Il y a donc eu un mouvement pour protéger ces zones de ponte, parfois même par la police. Dans certains endroits comme en Floride, après qu'une tortue a pondu ses ½ufs, ceux-ci sont ramassés et replacés dans des nurseries où ils sont protégés. Ce n'est pas la meilleure solution car les tortues reviennent pondre sur leur plage d'origine. Une autre mesure est la réglementation des éclairages pour éviter que les bébés tortues ne confondent les lumières artificielles avec celle de la Lune ou du soleil sur la mer et n'aillent dans la mauvaise direction après l'émergence.
Le marché noir de la viande ou des ½ufs de tortue est aussi un problème dans le monde entier, spécialement en Inde, Indonésie et les nations côtières d'Amérique latine. Des estimations font état de 35 000 tortues tuées par an au Mexique et autant au Nicaragua.
Protection
Les constats alarmistes sur les populations de tortues marines ont poussé les instances internationales à les considérer en danger d'extinction. Depuis 1981, toutes les espèces sont inscrites à l'annexe I de la Convention de Washington. Malgré cela, les effectifs diminuent.
Des campagnes d'éducation ont été lancées au Mexique et aux États-Unis impliquant des personnalités comme Jean-Paul II, Dorismar, Los Tigres del Norte et Mana.
Des tortues marines blessées sont parfois secourues et soignées par des organisations comme le Marine Mammal Center en Californie.
Pour empêcher les captures accidentelles par les chalutiers, les américains ont mis en place un dispositif d'exclusion des tortues qui permet de les limiter.







